Superficie : 945 087 km²
Population : 41,9 millions (estimation 2009)
Capitale : Dodoma (capitale officielle, siège du Parlement et de la Présidence de la République)
Villes principales : Dar es Salam (capitale
administrative ), Arusha, Mwanza, Tanga, Zanzibar
Langue officielle : Swahili (langue la plus utilisée), Anglais (langue de l’éducation et de l’administration)
Monnaie : shilling tanzanien (1 euro= 1908 TZS) (déc 2009)
Climat : tropical sur la côte, semi-tempéré dans le reste du pays.
Fête nationale : Fête de l’Union, 26 avril
Croissance démographique : 2,9 %
Espérance de vie : Hommes 47 ans - Femmes 49 ans (Rapport OCDE / BAfD 2007)
Taux d’alphabétisation des 15 ans et plus : 69,4 %
Religion :
Indice de développement humain : 159ème sur 177 pays (2008)
PIB (prix courants) : 20,7 Mds USD (2008)
PIB par habitant : 521 USD (2008)
Taux de croissance : 7,5 % (2008)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2008) :
Taux d’inflation : 8,3 % (2008)
Solde budgétaire : - 3,9% du PIB (2008)
Balance commerciale : - 3,2 Mds USD (2008)
Principaux clients en 2008 : Suisse (20,8 %), Kenya (8,7 %), Afrique du Sud (8,6 %)
Principaux fournisseurs en 2008 : E.A.U (12,4 %), Inde (12 %), Afrique du Sud (11 %)
Principales données économiques
La libéralisation en marche
Développement
La lutte contre la corruption
Intégration régionale
Principales données économiques
L’agriculture reste le premier secteur économique du pays : Il génère près de la moitié du PIB (44,7 %), et 21 % des revenus d’exportations ; il enregistre une croissance continue depuis plusieurs années (+4,1 % en 2006). Les principales récoltes traditionnelles sont le café, le thé, la canne à sucre, le coton, le maïs, les fruits et légumes).
D’autres récoltes moins traditionnelles sont importantes : noix de cajou, sisal, clou de girofles, épices, noix de cocos, huile de palme, fleurs coupées. La sécheresse qui a frappé l’Afrique de l’Est en 2005 et en 2006 a toutefois pesé sur le volume des productions agricoles et sur la compétitivité des produits tanzaniens sur les marchés internationaux.
Sous l’effet d’incitations fiscales favorables aux compagnies privées, le secteur des mines (or, diamants, tanzanite) est, depuis 2000, le plus dynamique du pays (+15 % de croissance annuelle).
La Tanzanie est aujourd’hui le troisième producteur d’or d’Afrique, derrière l’Afrique du Sud et le Ghana. Depuis 2006, le gouvernement tanzanien entreprend la renégociation des grands contrats miniers avec les principales compagnies du secteur (australiennes et canadiennes), afin de rééquilibrer le partage des revenus miniers en faveur de l’Etat.
L’industrie, encore faible avec une contribution de 9,2 % au PIB, enregistrait en 2006 une croissance de +8,6 %, en dessous du niveau de 2005, du fait de la crise énergétique et de l’effritement de la compétitivité.
La crise énergétique de 2006. La capacité de production électrique du pays - déjà trop faible pour répondre à la demande nationale et aux besoins nécessaires pour atteindre les Objectifs du Millénaire - a été amputée de moitié durant plusieurs mois. Cette crise fut la conséquence de la sécheresse (plus de 70 % de la production électrique du pays est hydraulique), des sous-investissements dans la maintenance des installations et d’une mauvaise anticipation politique.
Si l’économie tanzanienne a su tenir le choc, la crise énergétique a tout de même pesé sur la croissance (6,2% en 2006, soit 15% de baisse). Avec le retour des pluies à la normale, et le rebondissement attendu des secteurs agricole et industriel, la croissance devrait être de 7 % en 2007, tirée par la construction, le tourisme et les mines.
En 2006, les principaux secteurs ont enregistré des croissances intéressantes : les mines (+16,4 %) reste le secteur le plus dynamique, le tourisme (+8,4 %), la construction (+10 %), les communications et transports (+7,5 %).
L’inflation reste relativement maitrisée, malgré une hausse des prix des produits alimentaires de base due à la sécheresse : elle a atteint 6,2 % en 2006, contre 4,3 % en 2005. La situation s’est améliorée au début 2007, et l’objectif de la banque centrale tanzanienne de 5 % d’inflation sur l’année devrait pouvoir être tenu, sous réserve de chocs extérieurs (prix du baril de pétrole notamment).
Le déficit de la balance des paiements s’est creusé, avec une facture pétrolière qui, en 2006, a presque triplé par rapport aux 3 années précédentes, tandis que la faiblesse des productions agricoles et industrielles et la perte de compétitivité causée par la hausse des coûts de production, ont diminué significativement les exportations (passées d’une croissance moyenne de 15 % à seulement 4 %).
Depuis la fin des années 1980, la Tanzanie s’attache à passer d’une économie administrée dirigiste à une économie de marché. Les profondes réformes de libéralisation entreprises montrent progressivement leur efficacité. Le programme de privatisation est aujourd’hui en voie d’achèvement, sauf dans les secteurs bancaire et des transports.
Autour de Jakaya KIKWETE, élu triomphalement en 2005, l’équipe présidentielle porte l’espoir d’ample réformes structurelles (système fiscal, gestion bancaire, gestion publique, systèmes de santé et d’éducation), de transparence judiciaire et de lutte contre la corruption, ainsi que celui d’une moindre dépendance à l’égard des bailleurs de fonds.
L’aide multi- et bilatérale représente 39 % du Budget national en 2006 (41 % en 2005) et, selon les années, couvre de 50 à 80 % du déficit budgétaire.
Les Institutions Financières Internationales soutiennent pleinement les récents progrès de la Tanzanie (allègement de la dette via l’initiative PPTE, FRPC du FMI, aide projet, aide budgétaire).
Il est vrai que les efforts tanzaniens sont importants : forte augmentation des prélèvements, nouveau code des impôts limitant les exemptions, nouveau code des marchés publics, loi sur les investissements, plan de modernisation des douanes. Une loi de lutte contre le blanchiment en préparation.
Développement
En dépit d’un taux de croissance annuel du PIB élevé (autour de 7% de 2002 à 2005, 6.2% en 2006, prévisions de 6,7% en 2007), la Tanzanie demeure l’un des quinze pays les plus pauvres du monde (au sens de l’indice de développement humain du PNUD, Programme des Nations Unies pour le Développement). Des progrès significatifs ont été accomplis dans les domaines de l’éducation primaire, de l’égalité des genres, de l’accès de la population urbaine à l’eau, mais beaucoup reste à faire dans la mise à niveau des infrastructures, la lutte contre la pauvreté extrême, la malnutrition et la santé (SIDA en particulier).
Les investissements directs étrangers, l’expansion du tourisme et du secteur minier (2ème producteur africain d’or, qui représente le 1er poste d’exportation - 615 M USD en 2005) constituent des atouts pour la Tanzanie. Pour autant, le pays reste handicapé par l’héritage collectiviste (bureaucratie, fragilité de l’agriculture) et la corruption.
La Tanzanie est le principal pays bénéficiaire de l’aide publique au développement (APD) parmi les pays d’Afrique subsaharienne. Les décaissements d’APD ont dépassé les 2 Md USD en 2006, doublant par rapport aux années 1990. La contrepartie est une importante dépendance de l’économie tanzanienne vis-à-vis des bailleurs internationaux (16 % du revenu national brut et 41 % du budget de l’Etat).
Les institutions financières internationales y sont très présentes, notamment au titre de l’éligibilité de la Tanzanie à l’initiative pays pauvres très endettés (PPTE) renforcée. La Banque Mondiale, avec 620 M USD, compte pour près du tiers des engagements extérieurs annuels. Les bailleurs privilégient l’aide budgétaire, coordonnée au sein d’un fonds bi/multi de réduction de la pauvreté qui fait de la Tanzanie un laboratoire en matière de gestion de l’aide internationale. L’aide budgétaire devrait représenter plus des deux tiers des flux d’APD en 2010.
En Février 2007, le FMI a approuvé un nouvel instrument de soutien à la politique économique tanzanienne (PSI) pour trois ans. Ce dernier remplace la Facilité pour la réduction de la pauvreté et la Croissance (FRPC) qui a pris fin en Décembre 2006. L’instrument PSI fournira un contrôle externe plus vaste des efforts gouvernementaux de réforme, mais contrairement au FRPC, il n’apporte pas de soutien financier. Le PSI continuera d’appliquer le cadre de politique de moyen terme et de maintenir la stabilité macroéconomique quand le gouvernement mettra en place sa stratégie nationale quinquennale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (MKUKUTA).
La lutte contre la corruption continue de constituer une priorité
Après avoir fait porter l’effort sur l’administration centrale, le gouvernement a fixé pour objectif l’extension de la stratégie anti-corruption au niveau local. Le Président Kikwete a par ailleurs annoncé le prochain renforcement des pouvoirs du Bureau de prévention de la corruption, autorité indépendante chargée de coordonner la politique anti-corruption.
Le budget proposé pour 2007/08 met l’accent sur les secteurs clés de l’économie notamment les infrastructures (routes, rail, port et énergie), qui se posent comme des pré-requis au développement : éducation (18%), routes (12.8%), santé (10%), agriculture (6.2%) et eau (5.1%).
Intégration régionale
La Tanzanie a une position charnière en matière d’intégration régionale : elle est à la fois tournée vers l’Afrique orientale et vers l’Afrique australe. La Tanzanie est ainsi membre de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (East African Community - EAC), avec le Kenya et l’Ouganda, désormais rejoints par le Burundi et le Rwanda ; elle est également membre de la SADC (Communauté économique d’Afrique Australe/Southern African Development Community, 14 membres) ; elle fait aussi partie de l’IOR-ARC, association des Etats riverains de l’Ocean Indien (Indian Ocean Rim Association for Regional Cooperation -IOR-ARC ; 18 membres). La Tanzanie est sortie du COMESA (Marché commun de l’Afrique orientale et australe/Common Market for Eastern and Southern Africa) en août 1999.
Ministre d’Etat en charge de la gestion du service public : Mlle Hawa GHASIA
Ministre d’Etat en charge de la bonne gouvernance : Mme Sophia SIMBA
Ministre d’Etat en charge des affaires de l’Union : M. Mohamed Seif KHATIB
Ministre d’Etat en charge de l’environnement : Dr Batilda BURIAN
Ministre d’Etat en charge de l’administration régionale et du gouvernement local : Mme Celina KOMBANI
Vice-ministre : M. Aggrey MWANRI
Ministre d’Etat en charge des affaires politiques et parlementaires : M. Philip MARMO
Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération : M. Bernard MEMBE
Vice-ministre : M. Seif Ali IDDI
Ministre de la Coopération Est-Africaine : Dr. Diorus KAMALA
Vice-ministre : M. Mohamed Aboud MOHAMED
Ministre des Finances et du Plan : M. Mustafa Hadi MKULO
Vice-ministres : M. Jeremiah SUMARI et M. Omar Yusuf MZEE
Ministre de l’Industrie et du Commerce : Dr Mary NAGU
Vice-ministre : Dr Cyril CHAMI
Ministre de l’Agriculture, de la Sécurité alimentaire et des Coopératives : M. Stephen WASIRA
Vice-ministre : Dr David MATHAYO
Ministre des Ressources naturelles et du Tourisme : Mlle Shamsa MWANGUNGA
Vice-ministre : M. Ezekiel MAIGE
Ministre de l’Eau et de l’Irrigation : Pr Mark MWANDOSYA
Vice-ministre : Christopher CHIZA
Ministre de l’Energie et des Ressources minières : M. William NGELEJA
Vice-ministre : M. Adam MALIMA
Ministre de la Santé et des Affaires sociales : Pr David MWAKUYSA
Vice-ministre : Dr Aisha KIGODA
Ministre de l’Education et de la Formation : Pr Jumanne MAGHEMBE
Vice-ministre : Mlle Gaudencia KABAKA et Mme Mwantumu MAHIZA
Ministre de l’Equipement : M.Andrew CHENGE
Vice-ministre : Dr Milton Makongoro MAHANGA
Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Jeunesse : Pr. Juma KAPUYA
Vice-ministre : Dr. Makongoro MAHANGA
Ministre de la Défense et du Service national : Dr Hussein MWINYI
Vice-ministre : Dr Emmanuel NCHIMBI
Ministre du Développement communautaire, de la Condition de la Femme et de l’Enfant : Mme Margaret SITTA
Vice-ministre : Dr Lucy NKYA
Ministre de l’Intérieur : M. Lawrence MASHA
Vice-ministre :M. Khamis Sued KAGASHEKI
Ministre de l’Information, de la Culture et des Sports : M. George MKUCHIKA
_ Vice-ministre : M. Joel BENDERA
Ministre de la Justice et des Affaires constitutionnelles : M. Mathias Meinrad CHIKAWE
Ministre des Sciences, de la Technologie et des NTIC : Pr Peter MSOLLA
Vice-ministre : Dr Maua DAFTARI
Ministre du Patrimoine foncier et de l’Habitat : M. John CHILIGATI
Ministre de l’Elevage et de la Pêche : M. John Pombe MAGUFULI
Vice-ministre : Dr James Mnanka WANYANCHA
La Tanzanie est issue de l’union, en 1964, du Tanganyika et de l’archipel de Zanzibar. Julius "Mwalimu" Nyerere, premier président de la République Unie de Tanzanie de 1964 à 1985, est la figure marquante de la construction du nouvel Etat et reste, dix ans après son décès (le 14 octobre 1999), une référence incontournable de la politique tanzanienne.
Après avoir rompu en 1986 avec le dirigisme économique (socialisme agraire), la Tanzanie a mis fin au régime du parti unique en 1992. Le président Mkapa, élu en 1995 et 2000, n’était pas candidat en 2005, conformément à la constitution, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Le candidat du Parti de la Révolution (CCM), M. Jakaya Kikwete, ministre des Affaires étrangères depuis 1995, a été élu le 14 décembre 2005 avec plus de 80% des suffrages, au terme d’un processus électoral dont les observateurs ont salué le bon déroulement.
L’équipe gouvernementale actuelle a été nommée le 12 février 2008 et légèrement remaniée en mai 2008. Elle accorde une place appréciable aux femmes et à la jeune génération tout en respectant les équilibres régionaux et religieux.
Les priorités du gouvernement sont le dialogue politique à Zanzibar, la lutte contre la corruption, les questions de développement économique (Mkukuta = stratégie nationale quinquennale de réduction de la pauvreté mise en place fin 2005) et les réformes structurelles et institutionnelles.
Plusieurs grandes réformes ont vu le jour pendant le mandat présidentiel en cours : 1) la réforme du secteur public dont l’objectif majeur est la cession ou la privatisation d’entreprises publiques (assurance, réseau ferré et portuaire) ; 2) la réforme du secteur de l’énergie (Power Sector Reform Strategy) ; 3) la réforme du secteur des transports (Medium Term Transportation Infrastructure Investment Plan), qui sous-tend la privatisation d’infrastructures portuaires et ferroviaires ; 4) les réformes législatives dont la réforme des lois complexes sur la propriété foncière, le décret anti-corruption (The Prevention of Corruption Act) et des mesures de soutien aux entrepreneurs locaux pour améliorer le climat des affaires.
Mais plusieurs difficultés demeurent :
La crise énergétique consécutive à une exceptionnelle vague de sécheresse (2003 à 2006) qui a provoqué des pénuries alimentaires ainsi qu’une réduction de la production d’électricité.
Des tensions économiques et sociales, suscitées par une forte hausse de l’inflation en 2006 (+ 6,1%, supérieure à la croissance du PNB suite aux pénuries alimentaires et à la hausse du prix international du pétrole). Enfin, on peut noter que le sentiment de corruption, la faible part du privé dans l’économie ainsi que les carences de l’administration fiscale contribuent à un climat médiocre des affaires.
La crise politique à Zanzibar, après les élections de novembre 2005 pour lesquelles le CUF (opposition), contestant leur légalité, a réclamé un nouveau scrutin et la constitution à titre transitoire d’un gouvernement d’union « nationale » dans l’archipel. Après des négociations longues et ardues un début de dialogue s’est amorcé en novembre 2008, lorsque le président Karume a reçu les responsables du CUF, qui de leur côté ont pour la première fois reconnu sa légitimité en tant que président de l’archipel.
En octobre 2010, les électeurs tanzaniens seront appelés aux urnes pour choisir le président de la République et les membres du Parlement de Dodoma, ainsi (à Zanzibar) que le président de l’archipel et les membres de la chambre des représentants (assemblée législative de l’archipel).
Grâce à sa stabilité politique, la Tanzanie peut jouer un rôle majeur dans la promotion de la paix et du dialogue, dans une région confrontée à des conflits meurtriers.
ONU
La Tanzanie a siégé au Conseil de Sécurité des Nations unies en qualité de membre non permanent au cours du biennum 2005-2006. Le Secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki Moon, a nommé en janvier 2007 Mme Asha-Rose Migiro, jusqu’alors ministre des Affaires étrangères de la Tanzanie, au poste de vice-secrétaire général (n°2) de l’ONU.
Grands lacs
La Tanzanie a subi de plein fouet le contrecoup des conflits dans la région des Grands Lacs, notamment par l’afflux massif et régulier de réfugiés rwandais (600.000 en 1994, progressivement rentrés à partir de 1996), burundais (700.000 au plus fort de la guerre) et congolais. C’est le pays d’Afrique qui a accueilli le plus grand nombre de réfugiés. Elle a par ailleurs entamé un processus d’octroi de la nationalité tanzanienne à plusieurs dizaines de milliers de réfugiés burundais de 1972 (30.000 fin 2009), ce qui constitue un geste politique particulièrement généreux, surtout à l’approche des échéances électorales d’octobre 2010.
Dar es Salaam a participé activement à la résolution du conflit en RDC. Le Président Mkapa (1995-2005) a notamment été mandaté pour assurer une médiation entre les Présidents Museveni et Kagame en 2003. Par ailleurs, la Tanzanie est un membre actif de la Conférence internationale sur les Grands Lacs, dont elle a accueilli le premier Sommet en novembre 2004.
La Tanzanie a également joué un rôle majeur de médiateur dans la crise burundaise pour convaincre les rébellions armées, en particulier le CNDD-FDD, de rallier le processus de transition. Elle a continué à jouer ce rôle au sein de l’initiative régionale (avec l’Ouganda et l’Afrique du Sud) vis-à-vis du FNL, dernière rébellion active au Burundi jusqu’à la signature d’un accord avec le gouvernement burundais en septembre 2006.
Elle accueille enfin le Tribunal Pénal International pour le Rwanda, dont le siège est à Arusha.
Union africaine
La Tanzanie a présidé avec succès l’Union africaine de février 2008 à février 2009. Elle a ainsi activement contribué au règlement des crises politiques au Kenya, aux Comores (expédition militaire, avec le soutien logistique de la France, contre le colonel "sécessionniste" Bacar à Anjouan) et au Burundi. Elle a encouragé le rapprochement entre la RDC et le Rwanda. Sur les dossiers lourds et qu’il aurait été illusoire de penser faire aboutir en l’espace d’une présidence (Darfour, Somalie, Zimbabwe), elle s’est attachée à approfondir la capacité de travail collectif de l’Afrique. Enfin, elle a favorisé le développement du dialogue africain avec l’Europe, la Chine, l’Inde, la Turquie et le Japon.
Coopération régionale
La Tanzanie a contribué à la renaissance, en 1999, de la Communauté d’Afrique de l’Est (East African Community, EAC), dont le siège est à Arusha, le Secrétaire général un Tanzanien (M. Juma Mwapachu, ancien ambassadeur de Tanzanie à Paris) et dont elle a pris la présidence, pour un an, à compter du 20 novembre 2009.
L’Union douanière, progressivement instituée depuis 2005, doit entrer dans sa phase définitive en 2010. L’accord politique sur la création d’un marché commun a été signé le 20 novembre 2009, à l’occasion du dixième anniversaire de l’organisation, par les chefs d’Etat des cinq pays membres (Kenya, Ouganda, Tanzanie, rejoints en 2007 par le Burundi et le Rwanda). La nouvelle présidence tanzanienne s’est engagée à poursuivre les efforts en vue de la création d’une zone monétaire commune, ainsi qu’à mettre au point les "termes de référence" du projet de confédération politique, qui viendra le moment venu parachever l’intégration des Etats membres.
La Tanzanie appartient également à la Communauté de Développement de l’Afrique australe (Southern African Development Community, SADC). Elle a quitté le Marché Commun d’Afrique Orientale et Australe (COMESA) en septembre 2000. Les trois organisations (EAC, SADC et COMESA) ont entrepris en 2008 un processus de rapprochement visant à aboutir à la constitution d’une zone de libre échange regroupant près de trente pays et quelque 500 millions d’habitants.